La dysbiose intestinale

Comprendre et traiter la dysbiose intestinale : causes, symptômes et solutions

La dysbiose intestinale , un déséquilibre du microbiote qui peuple notre système digestif, peut impacter significativement la santé générale.

Ce phénomène peut avoir des répercussions profondes sur la santé générale. Ce phénomène souvent méconnu et discret peut affecter diverses fonctions physiologiques et induire des troubles digestifs, voire des pathologies chroniques.

Comprendre ses origines et les moyens naturels pour favoriser un rééquilibrage intestinal est un enjeu essentiel pour améliorer sa santé et prévenir les complications à long terme.

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La dysbiose intestinale
  1. Assainir l’intestin.
  2. Soutenir les muqueuses intestinales.
  3. Rééquilibrer le microbiote avec l’un de nos probiotiques naturels au choix et selon vos besoins personnels à l’issue de la phase 2.

Qu’est-ce que la dysbiose intestinale ?

Altération de l’équilibre entre l’hôte et son microbiote, la dysbiose intestinale correspond à une modification de la diversité et de la répartition des espèces microbiennes, tant bactériennes que fongiques, présentes dans le milieu digestif.

Cette rupture de symbiose peut être transitoire ou persistante.  De causes, d’intensités et de durées variables, la dysbiose intestinale est associée à divers déséquilibres fonctionnels et fait l’objet de nombreuses recherches pour mieux comprendre ses mécanismes et ses effets sur la santé 1.

L’eubiose, à l’inverse, représente un microbiote en équilibre, soutenant l’homéostasie digestive et immunitaire 1.
La compréhension de ces mécanismes ouvre la voie à des approches de soutien nutritionnel individualisées.


Les principales causes de la dysbiose intestinale

De nombreux facteurs peuvent perturber l’équilibre du microbiote intestinal :

Le stress chronique influence les sécrétions digestives et la perméabilité intestinale9.

Une alimentation déséquilibrée, riche en sucres, additifs et graisses saturées, favorise la prolifération de bactéries opportunistes et peut contribuer à une hyperperméabilité intestinale10.

Les polluants environnementaux comme les pesticides, métaux lourds ou particules fines affectent la composition microbienne11.

La consommation excessive d’alcool ou de tabac réduit la diversité bactérienne et altère le milieu intestinal12.

Une contamination alimentaire temporaire par des micro-organismes présents dans des aliments ou liquides mal conservés peut déséquilibrer la flore intestinale1.

Certaines altérations métaboliques influencent durablement la diversité du microbiote, notamment dans un contexte de stress oxydatif ou de dérèglement digestif2.

Les médicaments, en particulier les antibiotiques ont un effet délétère majeur sur la richesse bactérienne13.

Une activité physique intense peut réduire le flux sanguin intestinal et modifier la composition microbienne14.

Enfin, des conditions particulières comme l’altitude, l’hypoxie ou l’anesthésie générale impactent aussi l’écosystème digestif15.


Les conséquences de la dysbiose intestinale

Le duo formé par l’intestin et le microbiote constitue un système clé dans le bon fonctionnement de l’organisme. Il contribue au métabolisme, à l’immunité, à la protection de la muqueuse intestinale et à la communication avec le système nerveux 2.

Un déséquilibre microbiotique peut donc impacter des fonctions bien au-delà de la sphère digestive.

Cet ensemble, essentiel à l’équilibre, explique l’intérêt des recherches sur le lien entre la dysbiose intestinale et l’apparition de maladies. Bien que de nombreuses interrogations persistent et que les approches soient diverses, des études ont déjà établi plusieurs corrélations significatives.

Troubles digestifs fonctionnels

Certaines personnes présentant un syndrome de l’intestin irritable (SII) affichent un microbiote moins diversifié, avec un déséquilibre entre bactéries pro- et anti-inflammatoires 3. Ce déséquilibre pourrait expliquer la gêne digestive ressentie comme : gaz, ballonnements, inconfort.

Perturbation du dialogue immunitaire

Des altérations du microbiote sont observées dans plusieurs maladies impliquant des dérèglements du système immunitaire, comme certaines maladies auto-immunes. Ces observations ont été relevées notamment dans des études explorant le lien entre diversité microbienne et réponse immunitaire 4.

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Déséquilibres métaboliques et micro-inflammations

La présence accrue de certaines bactéries comme Fusobacterium nucleatum ou Escherichia coli a été associée à un environnement intestinal pro-oxydant ou pro-inflammatoire dans certaines études, notamment en lien avec la santé colique 5. Ces observations invitent à renforcer la vigilance sur la qualité du microbiote.

Implication neuropsychique

Le microbiote interagit avec le cerveau via l’axe intestin-cerveau. Une dysbiose pourrait influencer la régulation du stress, de l’humeur et des comportements via des métabolites bactériens spécifiques 6. Certaines études évoquent ainsi un lien possible avec l’anxiété, l’irritabilité ou les variations de l’humeur 7.

Conséquences neurologiques

Le déséquilibre intestinal pourrait jouer un rôle dans l’évolution de certaines affections du système nerveux central à travers des voies métaboliques ou immunitaires indirectes. Des recherches sont en cours pour mieux cerner ces interactions complexes 8.

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Dysbiose intestinale, perméabilité et équilibre immunitaire

Le microbiote intestinal joue un rôle essentiel dans le maintien des fonctions digestives, métaboliques et immunitaires. Lorsqu’il est déséquilibré, on parle de dysbiose intestinale. Ce déséquilibre peut s’accompagner d’une altération de la barrière intestinale, entraînant une perméabilité accrue de la muqueuse, aussi appelée hyperperméabilité. Celle-ci favorise le passage de fragments bactériens ou de composés alimentaires dans la circulation, activant des réponses immunitaires persistantes16.

Cette perméabilité accrue pourrait également permettre à certaines bactéries potentiellement nocives de s’implanter durablement dans différents tissus de l’organisme. Leur présence au niveau des tissus adipeux, musculaires ou hépatiques participerait alors à l’installation d’une activation immunitaire de bas niveau, parfois qualifiée d’inflammation de bas grade, associée à divers déséquilibres métaboliques17.


Favoriser naturellement l’équilibre du microbiote intestinal

Les recherches récentes s’intéressent à de nombreuses pistes d’accompagnement nutritionnel pour favoriser un microbiote équilibré en cas de déséquilibre intestinal. Ces approches reposent notamment sur une alimentation diversifiée, riche en fibres, polyphénols et aliments fermentés18. Ce type d’alimentation contribue à la croissance des bactéries bénéfiques et au maintien de l’intégrité de la barrière intestinale.

La prise de probiotiques ou de prébiotiques spécifiquement sélectionnés peut également soutenir la diversité microbienne et participer à l’équilibre global du microbiote intestinal19. Enfin, le soutien de la muqueuse intestinale, par des nutriments essentiels impliqués dans la régénération épithéliale, favorise le maintien d’une barrière intestinale fonctionnelle20.

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En résumé

La dysbiose intestinale désigne un déséquilibre du microbiote qui peut affecter l’ensemble de l’organisme. Stress, alimentation déséquilibrée, pollution, médicaments ou efforts physiques intenses figurent parmi les nombreux facteurs pouvant perturber cet écosystème fragile.

Mieux comprendre ces interactions ouvre la voie à des solutions nutritionnelles ciblées pour soutenir un microbiote équilibré. Une hygiène de vie adaptée, associée à des apports spécifiques en fibres, probiotiques ou prébiotiques, peut contribuer au maintien d’un bon confort digestif et d’une santé durable.


Références scientifiques :

  1. Petersen, C., & Round, J. L. (2014). Defining dysbiosis and its influence on host immunity and disease. Cellular microbiology, 16(7), 1024–1033. https://doi.org/10.1111/cmi.12308
  2. Weiss, G. A., & Hennet, T. (2017). Mechanisms and consequences of intestinal dysbiosis. Cellular and molecular life sciences : CMLS, 74(16), 2959–2977. https://doi.org/10.1007/s00018-017-2509-x
  3. Wang, L., Alammar, N., Singh, R., Nanavati, J., Song, Y., Chaudhary, R., & Mullin, G. E. (2020). Gut microbial dysbiosis in the irritable bowel syndrome: A systematic review and meta-analysis of case-control studies. Journal of the Academy of Nutrition and Dietetics, 120(4), 565–586. https://doi.org/10.1016/j.jand.2019.05.015
  4. Mishra, S. P., Jain, S., Taraphder, S., & Yadav, H. (2021). New horizons in microbiota and metabolic health research. The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, 106(2), e1052–e1059. https://doi.org/10.1210/clinem/dgaa769
  5. Hou, K., Wu, Z. X., Chen, X. Y., Wang, J. Q., Zhang, D., Xiao, C., Zhu, D., Koya, J. B., Wei, L., Li, J., & Chen, Z. S. (2022). Microbiota in health and diseases. Signal transduction and targeted therapy, 7(1), 135. https://doi.org/10.1038/s41392-022-00974-4
  6. Dinan, T. G., Stanton, C., & Cryan, J. F. (2013). Psychobiotics: a novel class of psychotropic. Biological psychiatry, 74(10), 720–726. https://doi.org/10.1016/j.biopsych.2013.05.001
  7. Clapp, M., Aurora, N., Herrera, L., Bhatia, M., Wilen, E., & Wakefield, S. (2017). Gut microbiota’s effect on mental health: The gut-brain axis. Clinics and practice, 7(4), 987. https://doi.org/10.4081/cp.2017.987
  8. Ullah, H., Arbab, S., Tian, Y., Liu, C., Chen, Y., Qijie, L., Khan, M. I. U., Hassan, I. U., & Li, K. (2023). The gut microbiota–brain axis in neurological disorders. Frontiers in Neuroscience, 17, Article 1225875. https://doi.org/10.3389/fnins.2023.1225875
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  10. Rastall, R. A., & Gibson, G. R. (2015). Recent developments in prebiotics to selectively impact beneficial microbes and promote intestinal health. Current opinion in biotechnology, 32, 42–46. https://doi.org/10.1016/j.copbio.2014.11.002
  11. Jin, Y., Wu, S., Zeng, Z., & Fu, Z. (2017). Effects of environmental pollutants on gut microbiota. Environmental pollution (Barking, Essex : 1987), 222, 1–9. https://doi.org/10.1016/j.envpol.2016.11.045
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  13. Jernberg, C., Löfmark, S., Edlund, C., & Jansson, J. K. (2010). Long-term impacts of antibiotic exposure on the human intestinal microbiota. Microbiology (Reading, England), 156(Pt 11), 3216–3223. https://doi.org/10.1099/mic.0.040618-0
  14. Karl, J. P., Margolis, L. M., Madslien, E. H., Murphy, N. E., Castellani, J. W., Gundersen, Y., Hoke, A. V., Levangie, M. W., Kumar, R., Chakraborty, N., Gautam, A., Hammamieh, R., Martini, S., Montain, S. J., & Pasiakos, S. M. (2017). Changes in intestinal microbiota composition and metabolism coincide with increased intestinal permeability in young adults under prolonged physiological stress. American journal of physiology. Gastrointestinal and liver physiology, 312(6), G559–G571. https://doi.org/10.1152/ajpgi.00066.2017
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  17. Caesar, R., Tremaroli, V., Kovatcheva-Datchary, P., Cani, P. D., & Bäckhed, F. (2015). Crosstalk between Gut Microbiota and Dietary Lipids Aggravates WAT Inflammation through TLR Signaling. Cell metabolism, 22(4), 658–668. https://doi.org/10.1016/j.cmet.2015.07.026
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  20. Cundra, L. B., Vallabhaneni, M., Houston, K., Saadeh, M., Vargas, A., D’Souza, S. M., Johnson, D. A. (2024). Nutritional effects on mucosal integrity and immune function. Exploration of Immunology, 4, 90–105. https://doi.org/10.37349/ei.2024.00130